12 Déc 2017

Le préparateur physique : Mode d’emplois

Dans quels domaines doit être compétent le préparateur physique ? Quels sont les champs de l’entraînement où il ne devrait pas intervenir?

Retenons 5 grands champs d’intervention relevant des compétences du préparateur physique !

  • Prévention et réathlétisation

Sans empiéter sur le terrain des kinés, en charge de la réhabilitation fonctionnelle du sportif, et en synergie avec ce dernier, c’est au préparateur physique qu’incombe la charge d’orchestrer la réathlétisation du sportif, où période de retour à l’état de forme une fois que qu’il n’est plus convalescent. Mais bien avant cela, plus encore qu’à l’entraîneur, il revient au coach en charge du physique de déployer l’arsenal préventif actif: proprioception, gainage, rééquilibration corporelle, étirements musculaires, protocoles de récupération…

  • Développement de l’endurance

Il s’agit ni plus ni moins que du calibrage énergétique de la séance et du programme de travail, au travers de l’organisation méthodique des efforts autours d’objectifs précis, circonscrits par les filières énergétiques. C’est donc le préparateur physique qui doit prévoir, et/ou optimiser les efforts à l’entraînement, selon qu’il poursuive des objectifs d’amélioration des filières alactique, lactique, ou aérobie, en puissance comme en capacité pour chacune d’entre elle.

  • Amélioration des paramètres musculaire

Secteur clé conditionnant tant la performance que la sécurité du sportif, dont l’harmonisation revient au préparateur physique: augmentation des pics de force généraux, développement local des niveaux de force, équilibration du corps, constitution d’une “armure” protectrice, augmentation des niveaux de puissance…

  • Planification et programmation de l’entraînement

Dans le monde sportif Français, c’est le plus souvent l’entraîneur qui planifie la saison au rythme des compétitions, commandant au préparateur physique l’optimisation de telle ou telle qualité physique au regard des besoins technico-tactiques à venir. C’est donc l’entraîneur qui est en charge de toute la planification de l’entraînement. Les Anglosaxons ont une approche sinon plus efficace, au moins plus logique: considérant que les paramètres physiques sont plus contraignants que les paramètres technico-tactiques, et que la forme est un état de grâce très éphémère, ils donnent au préparateur physique toute latitude pour harmoniser le programme d’entraînement, ce qui ne l’empêche pas de répondre aux exigences de l’entraîneur, tant dans les charges que dans les contenus de séance.

  • cupération

Plus le sport progresse, plus les calendriers de compétitions sont chargés, le niveau d’engagement physique élevé, et le niveau global de performances physiques s’envole. Le préparateur physique devient ainsi de plus en plus un “récupérateur”, qui cherche avant tout à optimiser les phases de récupération.

Mais le grand vizir ne doit pas pour autant vouloir devenir “Calif à la place du Calif”! Quand bien même serait-il issu ou non de la spécialité sportive en question, il ne doit en aucun cas envahir les terres du réel “patron”: l’entraîneur. Si le physique est son domaine réservé, hors de question pour le préparateur de faire ingérence dans les affaires technico-tactiques.

De la même manière, la diététique, la préparation mentale, la kinésithérapie ou les techniques de thérapie manuelle relèvent d’un champ de compétence bien spécifique. Le préparateur physique peu les cumulées, mais doit y avoir été formé d’une part, et ne pas interférer avec l’intervention d’un spécialiste qui serait déjà en charge de l’un de ces facteurs.


Pour aller plus loin :

Article : Le travail pyramidal de la force en préparation physique

Vidéo : Bretzel

Team ABD

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