Les méthodes destinées à améliorer la vitesse de réaction peuvent être regroupées en deux grandes catégories : les méthodes de développement indirectes et les méthodes de développement directes.

MÉTHODES DE DÉVELOPPEMENT INDIRECTES

Les méthodes de développement indirectes de la vitesse de réaction regroupent toutes les procédures qui, en augmentant un autre facteur de performance, influencent indirectement la vitesse de réaction.
LE DÉVELOPPEMENT DE LA VITESSE GESTUELLE (OU VITESSE D’UN MOUVEMENT ISOLÉ)
Il est désormais acquis qu’une augmentation de la vitesse pure d’un mouvement isolé, contribue à améliorer la vitesse de réaction. Toutes les techniques de développement de la vitesse gestuelle sont donc préconisées, plus particulièrement le travail en accélération très courte. A titre d’exemple, en athlétisme, on pourra imaginer un travail de prise de vitesse maximale sur quelques foulées (6 à 8 foulées). Le principe est d’ailleurs transposable dans n’importe quelle discipline, à condition de ne pas avoir une inertie initiale trop difficile à vaincre pour propulser le mouvement.
LA COORDINATION BRAS/JAMBES
Cette approche est principalement adaptée pour les disciplines dont la locomotion centrale est la course (sports collectifs, tennis, athlétisme, etc.). Plus l’athlète concerné performe à haut niveau, plus lors de sa course son cycle de bras est synchronisé avec celui des jambes. Les jambes étant plus difficiles à recruter que les bras, on espère qu’en développant une réactivité de bras élevée, ces derniers entraînent avec eux les jambes, grâce au phénomène de synchronisation.

Pour ce faire, l’athlète se tient debout, les bras placés en position de course et effectue au signal, un mouvement de bras le plus rapidement possible.

MÉTHODES DE DÉVELOPPEMENT DIRECTES

Les autres méthodes visent le développement direct de la vitesse de réaction. La situation initiale y est commune : l’athlète doit produire une réaction la plus rapide possible à un signal donné. Mais rapidement, ce dernier risque de s’habituer (ou pire : de s’ennuyer !), ce qui aura pour effet de limiter sa progression. Il apparaît donc comme indispensable de diversifier les contextes de la réactivité : en variant le signal, en variant la situation de départ, en changeant l’action à effectuer, en variant l’orientation de la concentration, et le dosage de l’attention.
VARIATION DE STIMULUS
Il s’agit ni de varier le signal auquel devra réagir le sportif. Les variations peuvent porter :
  • Sur les signaux sonores : voix (en diversifiant les mots), bip, clap, musique, bruit de l’environnement naturel ou de compétition…
  • Sur les signaux visuels : geste, lumière, placement des partenaires, action/positionnement de l’adversaire…
  • Sur les signaux tactiles : contact (à différents endroits du corps), pincement…
VARIATION DE SITUATION DE DÉPART
La variation de la situation initiale porte cette fois ci  sur la position du sportif lorsqu’il attend le signal : debout, assis, à genoux, à plat ventre, sur le dos, tête dans le sens de la marche ou non, yeux fermés ou ouverts…
VARIATION D’ACTION
Il est également possible de faire évoluer la réaction du sportif au signal :
  • Mouvement sur place
  • Déplacement varié : course, pas chassé, déplacement spécifique…
  • Affrontement
  • Mise en place d’un schémas tactique collectif ou individuel…
ORIENTATION DE L’ATTENTION
Sur consigne de l’entraîneur, l’orientation de l’attention peut être externe (uniquement sur le signal), ou interne, de l’ordre du kinesthésique et du proprioceptif (centrée sur les sensations internes, les muscles effecteurs…). L’intérêt de varier est double :
  • La variété stimule, une fois de plus, l’intérêt du sportif
  • Il est possible qu’en se concentrant sur la contraction musculaire plus que sur le coup de pistolet, le temps consacré à la captation du signal, son codage et sa diffusion, soit considérablement diminué, diminuant de fait le temps de réaction dans son ensemble.
Dosage de l’attention
Il existe des conditions d’attente du signal optimales (Walker et Hayden en 1933 parlent déjà d’un temps d’attente optimal de 1,5s) . En effet, il ne s’agit pour l’athlète ni d’être prêt trop tôt, ni d’être prêt trop tard. Le risque dans les deux cas est évidemment de se faire surprendre par le coup de pistolet à un instant où la concentration et l’attention se relâchent. Il existe plusieurs possibilités :
  • Jouer sur l’intensité du signal (un son plus ou moins faible par exemple)
  • Donner un retour à l’athlète sur son temps de préparation, ainsi que sur son temps de réaction. L’étape suivante est de lui demander d’évaluer lui-même ces durées. On espère ainsi l’aider à prendre conscience du temps, et diminuer encore un peu le temps de réaction.

Nous vous recommandons d’utilise la nouvelle barre olympique 4Trainer.

Pour en savoir plus

279,00Ajouter au panier