La survitesse
La survitesse (ou vitesse assistée) vise à améliorer la fréquence d’appuis ainsi que la longueur des appuis du sportif.

Cette création artificielle de vitesse dépassant les limites du sportif, permet de placer le système neuromusculaire dans un niveau de sollicitation qui permettra à l’athlète de surpasser ses limites de vitesse.

Comme vous le savez sans doute si vous suivez ces chroniques régulièrement, la survitesse est une nécessité conceptuelle, un abus de langage puisqu’il faudrait annuler le poids de corps pour parvenir à une réelle V0 (vitesse absolue, avec 0 force).

Néanmoins, même avec des paramaètres de force qui restent non négligeables, il est toujours possible d’accélérer artificiellement, notamment en courant… en descente.

Principes à respecter dans le développement de la survitesse
1

Plus que jamais, l’échauffement devra être profond et rigoureux.

Néanmoins, ce dernier doit maintenir les ressources physiques de l’athlète intactes (l’échauffement ne doit donc pas trop se prolonger, et il faut prévoir un protocole de récupération en vue de la séance).
2

Travailler sur un muscle frais.

Le sportif ne doit pas avoir subi d’entraînement intense dans les 48 heures qui précèdent la séance de survitesse.
3

Travailler sur un muscle sain.

Annuler l’entraînement si l’athlète est fatigué, malade, déprimé...
4

La vitesse assistée est la phase de la séance qui demandera le plus de ressources.

Elle fait donc directement suite à l’échauffement, et doit être programmée au début de l’entraînement.
5

Toujours contrôler la qualité du geste technique.

L’exercice ne doit en aucun cas détériorer la technique de course (double risque : blessure et perte d’efficacité à moyen terme).
Course en pente descendante
L’inclinaison de la pente ne doit pas dépasser 6 degrés (3 étant un minimum).

Au delà de 7 degrés, le risque de chute augmente, la posture de course se dégrade, à tel point que le contact avec le sol dépasse la projection verticale du centre de gravité, produisant une attitude de « freinage » automatique.

Afin de préserver à coup sûr la qualité de la technique de course, l’idéal est de démarrer à plat (l’athlète se lance), de poursuivre sur une légère descente (ce qui permet une accélération supra maximale), et éventuellement de terminer de nouveau sur du plat, permettant : (1) une restructuration de la technique de course, (2) un transfert direct du niveau de tension neuro- musculaire dans un sprint normal.

Proposition d’exercice : les 3 « 15 »
15 m plats – 15 m descente – 15 m plats

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