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A l’heure de la densification du calendrier d’entraînement par la démultiplication des compets, l’incertitude n’a plus sa place dans l’organisation de l’entraînement. L’entraîneur moderne ne pouvant l’éviter, il va tout mettre en oeuvre pour la réduire… Cela commence par périodiser la saison.

Périodiser la saison pour limiter l’incertitude.

A l’aube de cette nouvelle année, certains coaches vont peut être en profiter pour définir ou préciser leurs objectifs et leurs dates de compétitions, et redélimiter les contours du plan d’entraînement.

Pour limiter l’incertitude et ainsi anticiper sur les problèmes liés à l’entraînement, le préparateur physique va utiliser deux outils principaux. Le “monitoring” des performances par la mise en place de tests initiaux puis de suivi, et la simulation du programme d’entraînement sur l’année.
La planification est avant tout un projet. Comme tout projet, dont tout ou partie en sera appliqué, la majorité devra donc être adaptée. Ce n’est rien de plus qu’une stratégie guidant la préparation des sportifs confiés à l’entraîneur, pour combler l’espace qui sépare les sportifs de leur performance finale. La première étape de la programmation de la saison est ainsi le découpage de cette dernière.

Le calendrier en est bien sur la colonne vertébrale, et le préparateur physique basera sa réflexion sur: les dates de compétitions, de tests, de vacances, et enfin de stages ou camps d’entraînement.

La planification s’envisage en chronologie inversée, puisque l’entraîneur va planifier en partant de la date de compétition vers le début de la préparation et non l’inverse.
Ce n’est qu’une fois ces différentes dates établies et différents tests et audits effectués que l’on va pouvoir dégager des orientations de travail. Ensuite seulement sera-t-il alors possible d’établir des périodes de travail.

Découper la saison sportive pour périodiser la saison

L’état de forme n’est en effet pas stable et son évolution durant la saison est cyclique, alternant phases de formes et de méformes.

Tout l’enjeu de la périodisation de la saison est donc de synchroniser l’apparition de l’état de grâce éphémère qu’est l’état de forme avec la date de compétition.

La planification ne saurait, à l’excès, brider la liberté d’adaptation de l’entraîneur. Ainsi, il ne faut jamais hésiter à revenir sur son plan initial, à le corriger pour mieux prendre en compte les réalités quotidiennes.

Tant et si bien que le résultat final est souvent bien loin du projet initial...

Niveau 1 de la programmation de la saison

Les périodes ou phases d’entraînement

Ce sont de grandes portions temporelles gravitant autour de la compétition. Le plus souvent, on distingue la préparation, de la compétition, et lorsque le calendrier l’y oblige, la transition (dans l’attente d’une sélection, ou d’une compétition par exemple).

Niveau 2 de la programmation de la saison

Les meso-cycles

Durant plusieurs semaines, ils regroupent plusieurs micro-cycles. On oppose souvent d’une part le meso-cycle général visant un développement transversal des qualités au meso-cycle spécifique. Il est d’avantage centré sur l’activité. Et d’autre part, on distingue les cycles précompétitifs et compétitifs, respectivement dans les semaines avant la compétition ou pendant.

Niveau 3 de la programmation de la saison

Les micro-cycles

Ils durent 5 à 10 jours. C’est en leur sein que  s’effectue la programmation et l’articulation des entraînements. Classiquement, les micro-cycle de développement (souvent thématiques), s’alternent avec des cycles de récupération. Ils correspondent alors à une décharge du volume et de l’intensité de l’entraînement (le ratio est généralement d’une semaine de décharge pour 3 semaines de charge). Les cycles les plus intenses de développement sont souvent appelés “choc”, synchronisant ainsi des volumes et intensités élevés d’entraînement.

Nous vous recommandons la lecture de la Préparation Physique Moderne , par Aurélien BROUSSAL-DERVAL et Olivier BOLLIET.

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