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L’entraineur personnel et le kiné se demandent souvent la question suivante. Comment expliquer qu’un gain de force de l’antagoniste entraîne une amélioration de la performance de l’agoniste ? Des antagonistes renforcés permettent une activation plus tardive de ceux-ci dans leur rôle de freins des agonistes. Ils augmentent ainsi la vitesse produite par les agonistes et leur précision (Jaric et al., 1995 ; Wierzbicka & Weigner, 1992).

Cette remarque est valable à la fois pour un mouvement monoarticulaire et pour un mouvement polyarticulaire. D’autre part, Cook en 2003 pose que les déséquilibres entre les muscles entraînent un mauvais alignement articulaire et donc une baisse de force par inhibition de certains muscles, et dans le pire des cas des blessures.

L’entraineur personnel peut se servir des mouvements de base

C’est à partir de cette étude et des tests d’équilibre structurel mis au point par Poliquin (1999, 2006) que nous avons établi avec Olivier Bolliet notre propre ratio de force entre un exercice de poussée et un exercice de tirage.

Souvenez-vous dans cet article, nous proposions à tout bon entraineur personnel ou à tout bon kiné de partir d’un exercice normé de poussée. Le test en question repose sur un développé couché dit « anatomique », dont l’écartement bi-acromial est particulièrement fonctionnel. Les détails du test ici.

Ce développé couché anatomique correspond au test de référence (valeur : 100%) pour les ratios de force du membre supérieur.

Le développé couché anatomique « préserve » vos épaules. En effet, si le développé couché traditionnel est douloureux pour vous, il se peut que l’écartement bi-acromial ne le soit pas ou peu ! C’est légitime puisqu’il correspond à une réalité morphologique, il vous est anatomiquement spécifique. Tout bon entraineur personnel devrait s’en emparer.

La phase concentrique est bien évidemment à réaliser le plus vite que vous le pouvez compte tenu de la charge maximale à développer.

Les ratios de force de poussée au service de l’entraineur personnel

Les ratios au sein des mouvements de poussée

Nous nous sommes déjà intéressés aux ratios de force entre un mouvement de poussée et un de tirage. Nous allons maintenant nous concentrer sur des ratios de force à l’intérieur du pattern du mouvement de poussée. La poussée en direction du sol s’évalue avec l’exercice de répulsion aux barres parallèles, le dips. L’athlète doit commencer en haut (il peut monter en sautant ou en grimpant pour ne pas se fatiguer). Puis descendre jusqu’à la flexion complète des articulations (humérus au moins sous la parallèle). Il remonte enfin à la position de départ.

entraineur personnel

DC ANATOMIQUE
100%

DIPS (poids du corps + charge additionnelle)
117%

Pour en terminer avec les ratios de force à l’intérieur du pattern du mouvement de poussée, nous voudrions connaître la force que doit produire le sportif quand il pousse vers le haut. C’est le mouvement de développé debout avec un écartement des mains correspondant à la largeur juste à l’extérieur des deltoïdes. On retrouve chez de nombreux athlètes un déficit de force dans le mouvement de poussée vers le haut.

entraineur personnel

DC ANATOMIQUE
100%

DEVELOPPE DEBOUT
72%

Nous vous recommandons la lecture de l’Art du mouvement

par Aurélien Broussal et Stéphane Ganneau.

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