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Il n’est pas rare que les kinésithérapeutes ou préparateurs physiques associent plus que de raison souplesse et mobilité. Voici ma définition de la mobilité : souplesse polyarticulaire active, contrôlée et appliquée au mouvement. Bien sûr, je place, la souplesse à la base de ma conception. Mais elle n’est pas décontextualisée : très vite, on se doit de la rattacher aux notions de contrôle moteur appliquée au mouvement. Ainsi, cette souplesse devient active et contrôlée. La souplesse devient alors….de la mobilité !

QUELLE RELATION ENTRE SOUPLESSE ET MOBILITÉ ?

La mobilité, en terme simple, c’est mieux bouger. La mobilité, en terme technique maintenant, repose en premier lieu sur de la souplesse. Par ailleurs, l’immense majorité des gens aujourd’hui, qui sont des occidentaux, détestent s’étirer depuis des générations. On leur a d’ailleurs répété que c’était dangereux avant leurs efforts et contre-productif pour leurs performances. Pas étonnant dans ces conditions que les populations auxquelles nous sommes  confrontés aujourd’hui soient en grand déficit de souplesse. Cela a pour effets d’impacter majoritairement leur mobilité. Mais c’est purement contextuel. Peut-être que d’ici 20 ans ce constat sera moins évident. Clairement, les gens sont trop raides. Eh oui, on les a découragés, voire dégoutés de s’étirer. Les taekwondoistes, karatekas ou autres gymnastes en sont les meilleurs exemples : la souplesse ne blesse pas plus les gens qu’elle ne les ralentie.

La souplesse se révèle bel et bien comme une priorité dans la mobilité !

ET SI JE VOUS FORMAIS AUX ÉTIREMENTS ?

ENVISAGER LA SOUPLESSE

La souplesse, de base, est l’amplitude articulaire maximale. On ne parle pas ici des étirements d’échauffement ou de récupération. Cependant, on parle bel et bien de performance et de gains d’amplitude articulaire maximale. Eh oui, il faut progresser. Pour cela, il faut entraîner. On passe ainsi par une case de développement d’une qualité physique. On va transpirer, souffrir, sortir de la zone de confort… pour finalement mieux l’élargir. Cela implique de programmer les contenus, d’augmenter les intensités et d’en mesurer les effets. Terminé l’étirement tranquille et confortable. Dirigez-vous sans concession vers la performance. Les limites articulaires reposent principalement sur des raideurs musculo-tendineuses. Et, plus encore, sur des raideurs tendineuses. Une situation motrice dépourvue d’échauffement préalable est ce qu’il y a de plus intéressant en mobilité. En effet, elle survient avant tout dans la vie de tous les jours, à chaque seconde de notre existence.

L’ERREUR DE L’ÉCHAUFFEMENT

En termes de mobilité, on se demande toujours ce qu’il se produit lorsque l’individu est « froid ». Par ailleurs, plus le muscle est froid, plus les tendons produisent de la raideur. Ces derniers agissent comme limiteurs d’amplitude articulaire. Ce sont les freins au mouvement à froid, dont l’élévation de température masquera les véritables limites. À l’inverse, plus la température augmente, plus les muscles vont prendre leur part de travail. En effet, ils répartissent les tâches sur les muscles de manière complète dans la chaîne. Par là, ils activent diverses compensations motrices, masquant les vrais problèmes du sportif. Dès lors, plus ces paramètres d’adaptation pluri-articulaires jouent dans le mouvement, moins on accède aux véritables informations. L’état des lieux est alors biaisé.

SOUPLESSE ET MOBILITÉ : CHERCHEZ LA VÉRITABLE PROGRESSION !

Vous voulez faire progresser vos athlètes ? Détectez précisément et adressez les raideurs et faiblesses résiduelles persistantes ! C’est pourquoi, vous devez supprimer l’échauffement avant le test fonctionnel. Il s’agit d’un élément fondamental à toujours appliquer lorsque vous évaluez vos athlètes. La souplesse peut être active ou passive. Toutefois, la souplesse ne se réduit pas à la réalisation du grand écart. Ainsi, il s’agit également d’appliquer des mouvements balistiques. On pense à des sauts en ouvertures articulaires ou des coups de pieds de grande amplitude. Mais aussi, en produisant des niveaux de force variés, à des angles variés. En définitive, limiter la souplesse aux étirements passifs, c’est réduire les paramètres de puissance à la force maximale. Cela n’a pas de sens. Si je suis capable de réaliser le grand écart, suis-je souple ? Serais-je raide dans le cas contraire ? Cette vision serait très réductrice.

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