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Être affuté pour la compétition peut s’avéré très compliqué. La forme est ainsi un état optimal très difficile et long à obtenir. Il est pourtant très éphémère. Elle est de surcroît difficilement prédictible, dépendante des nombreux facteurs échappants à l’entraîneur. Heureusement, les techniques modernes d’entraînement permettent dans une certaine mesure, de limiter l’incertitude.

L’affûtage revêt deux dimensions. Le diététicien contrôle l’approche terminale diététique (sèche, gestion du poids de corps, apports énergétiques). Le prépa physique optimise quant à lui la phase pré-compétitive destinée à synchroniser l'émergence de l’état de forme et la date de la compétition.

Faire émerger l'état de forme pour être affûté le jour de la compétition

Au cours de la période d’affûtage, le préparateur cherche évidemment à optimiser le stress physique et psychologique quotidiens. L’objectif est clairement de maximiser la performance.
Ce qui complique la tâche du coach dans cette période déterminante c’est le principe de réversibilité de l’entraînement. Les adaptations physiques sont en effet pour la très grand majorité instables. Elles ne sauraient ainsi se maintenir à leur niveau sans un travail soutenu et régulier. En clair, entre affûtage et désentraînement, il n’y a qu’un pas. Pour réaliser avec brio ce périlleux exercice de planification terminale de l’entraînement, l’entraîneur doit donc être parfaitement au fait des dernières avancées scientifiques sur l’affûtage.

L’objectif de l’affûtage : affûté le jour de la compet !

La logique de cette période est de permettre l’élimination de la fatigue accumulée au cours de la préparation (qui cache le potentiel réel de performance du sportif). Parallèlement, il s’agit aussi de “recharger les batteries” en vue de l’épreuve sportive.

On est donc dans une logique d’accumulation des ressources, et d’évacuation de fatigue.

Dans ces circonstances, pas étonnant que l’affûtage soit souvent loupé à cause d’une incompatibilité des objectifs poursuivis avec une période de préparation terminale du sportif.

La programmation d’un entraînement à charge importante (type lactique ou force maximale) la veille ou l’avant veille d’une compétition, en espérant provoquer un ultime gain de surcompensation pour la performance est un bon exemple.

La méconnaissance des processus surcompensatoires peut conduire à louper son affûtage

Mais ce n’est plus le moment de progresser, c’était le rôle de la préparation.

D’ailleurs, les observations scientifiques menées sur les sportifs de haut niveau montrent que les effets de l’entraînement sont très importants lors des phases de préparation. Mais ils s’amenuisent nettement durant la période d’affûtage.
affuté pour la compétition

Pas d’affûtage réussi pour les gens trop anxieux

Le sportif a souvent besoin de se rassurer les jours et heures précédant la compétition.

Dans ce cas, une séance technique spécifique ou une séance très courte et intense (type vitesse) fait mieux l’affaire qu’une séance difficile à tous les niveaux.

Le sportif retrouve ses automatismes, et maintien un haut niveau de vigilance neuro-musculaire. Il optimise aussi son niveau d’engagement physique et psychologique. Mieux, il ne se fatigue pour autant quasiment pas. La récupération bi-phasique consécutive à un effort court et intense permet alors au sportif de recouvrir l’essentiel de ses moyens dans un délai record.

Les rituels jouent souvent contre nous !

Souvent, on applique des rituels qui sont en vigueur depuis bien longtemps, et qui manquent parfois de pertinence pour être affûté pour la compétition.

Sans bouleverser les habitudes (cela peut largement perturber le sportif), il est important de faire évoluer ces “routines” de préparation à la compétition. Le but est ainsi d’en optimiser l’efficacité. C’est l’une des clefs pour être affuté pour la compétition.

La période n’est souvent pas considérée pour espérer être affûté le jour de la compétition

Inconscients de l’écart majeur de performance escomptable après un affûtage sérieux, certains sportifs poursuivent leur entraînement sans en moduler la charge.

Gardez à l’esprit que la charge prend la forme de plusieurs curseurs. Il appartient au préparateur physique de les ajuster dans diverses combinaisons. C’est ainsi qu’il pourra influer (en positif ou négatif selon la période) sur la forme du sportif.

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