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Le terme de puissance est souvent mal compris, utilisé à mauvais escient. C’est ainsi qu’on le confond avec l’explosivité (qui se limite au temps nécessaire pour atteindre des niveaux de force élevés). Alors, qu’est-ce que développer la puissance musculaire ?

Définition de la puissance : développer la puissance musculaire qu’est ce que c’est ?

La puissance est définie comme la vitesse d’exécution du travail et est un produit de la force et du déplacement. Une autre façon d’envisager la puissance est notamment la quantité de force produite pendant une activité à une vitesse donnée. On rappelle néanmoins qu’une interaction myosine-actine (cross-bridge) est désignée sous le nom de working stroke. Un autre terme commun, et peut-être même plus pertinent, c’est le power stroke (puissance de raccourcissement) (4).

Développer la puissance musculaire fait alors appel à plusieurs variables : force, déplacement et temps. En effet, ces trois variables peuvent être l’essence même de ce qui définit la performance sportive. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle a fait l’objet de recherches et de discussions approfondies tant chez les scientifiques que chez les praticiens (5, 8, 9).

Expression de la Puissance

Maintenant que nous savons à quoi correspond la puissance, voyons ensemble comment elle s’expirme au sein de différentes activités.

Développer la puissance musculaire par les activités balistiques

Des modèles de mouvements balistiques ou semi-balistiques, tels que le squat jump et le power clean, ont des productions de puissance plus élevées par rapport aux squats lourds (pourcentage plus élevé de 1RM) (5, 6, 7). Ainsi, bien que les squats lourds semblent impliquer une force relativement élevée, la vitesse du mouvement semble être inférieure à celle du squat jump ou du power clean. Alors, cette vitesse plus faible peut ainsi se traduire par des valeurs de puissance plus faibles (3, 10).

Courses et sauts pour développer la puissance musculaire

Les activités effectuées à très grande vitesse semblent également entraîner des niveaux de puissance plus faibles parce que la force serait trop faible. Notamment selon nos précédentes discussions sur la relation force-vitesse dans le muscle. Cependant, on considère que courir et sauter dans l’environnement terrestre donne lieu à des productions puissances relativement élevées. En effet, nous devons déplacer tout notre corps pour courir ou sauter contre la force gravitationnelle de la planète (notre poids corporel) (1, 11, 12). Cela signifie donc qu’une condition de vitesse et de force modérées peuvent intervenir simultanément, comme le montrent les données de squat jump au poids de corps, par exemple (3, 7). Il s’agit ainsi d’un concept intéressant initialement présenté dans le cadre d’une étude portant sur le saut dans des environnements simulés en apesanteur ou en microgravité (2).

Apesanteur pour développer la puissance musculaire

Si vous effectuez un squat à charge maximale, la production de puissance semble être faible (force élevée, vitesse faible). Car, si vous sautez ou courez sur la terre, votre puissance semble être élevée (force modérée, vitesse modérée), mais si vous sautez sur la lune, votre puissance semble être faible (force faible, vitesse élevée). Cette relation hyperbolique peut ainsi aider aux concepts établis: où et pourquoi la puissance intervient dans le mouvement humain et surtout comment s’entraîner afin de maximiser la performance sportive.

Références
  1. Cavagna GA, Zamboni A, Faraggiana T, et Margaria R. Jumping on the moon: power output at different gravity values. Aerosp Med 43: 408-414, 1972.
  2. Cavagna GA, Zamboni A, Faraggiana T, et Margaria R. Jumping on the moon: power output at different gravity values. Aerosp Med 43: 408-414, 1972.
  3. Cormie P, McCaulley GO, Triplett NT, et McBride JM. Optimal loading for maximal power output during lower-body resistance exercises. Med Sci Sports Exerc 39: 340-349, 2007.
  4. Fitts RH, McDonald KS, et Schluter JM. The determinants of skeletal muscle force and power: their adaptability with changes in activity pattern. J Biomech 24 Suppl 1: 111-122, 1991.
  5. Giroux C, Rabita G, Chollet D, et Guilhem G. Optimal balance between force and velocity differs among world-class athletes. J Appl Biomech 32: 59-68, 2016.
  6. Grahammer J. A review of power output studies of Olympic and powerlifting: methodology, performance prediction, and evaluation tests. J Strength Cond Res 7: 76-89, 1993.
  7. Hori N, Newton RU, Andrews WA, Kawamori N, McGuigan MR, et Nosaka K. Comparison of four different methods to measure power output during the hang power clean and the weighted jump squat. J Strength Cond Res 21: 314-320, 2007.
  8. Loturco I, Kobal R, Maldonado T, Piazzi AF, Bottino A, Kitamura K, Abad CC, Pereira LA, et Nakamura FY. Jump squat is more related to sprinting and jumping abilities than Olympic push press. Int J Sports Med [e‐pub ahead of print].
  9. Loturco I, Nakamura FY, Artioli GG, Kobal R, Kitamura K, Cal Abad CC, Cruz IF, Romano F, Pereira LA, et Franchini E. Strength and power qualities are highly associated with punching impact in elite amateur boxers. J Strength Cond Res 30: 109-116, 2016.
  10. McBride JM, Haines TL, et Kirby TJ. Effect of loading on peak power of the bar, body, and system during power cleans, squats, and jump squats. J Sports Sci 29: 1215-1221, 2011.
  11. Methenitis SK, Zaras ND, Spengos KM, Stasinaki AN, Karampatsos GP, Georgiadis GV, et Terzis GD. Role of muscle morphology in jumping, sprinting, and throwing performance in participants with different power training duration experience. J Strength Cond Res 30: 807-817, 2016.
  12. Schache AG, Brown NA, et Pandy MG. Modulation of work and power by the human lower-limb joints with increasing steady-state locomotion speed. J Exp Biol 218: 2472-2481, 2015.

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